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Présentation

  • : L'Onde de Cléïa
  • L'Onde de Cléïa
  • : Juste un petit arrêt, afin de savourer l'instant présent, se re-trouver....
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Bienvenue


Je vous souhaite une agréable promenade dans ce modeste lieu.
Mon oasis,  qui m'aide  à lâcher prise , à grandir, à avancer du moins.


Les images qui accompagnent les textes, sont des images qui m'ont touchée, elle ne m'appartiennent pas.
Lorsque j'ai gardé le lien , je le mets, mais parfois je ne l'ai pas ou plus...
Donc si certaines images vous appartiennent, contactez moi, et selon votre désir, le lien sera mis, ou l'image retirée.
Merci à vous, pour votre compréhension.


                          

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A propos de la Prière

pachamama2

La prière est une grande force. Au plus elle vient de votre âme et de votre coeur, au plus elle aura d'impact. Une prière ne doit pas être un texte appris par coeur. Elle doit être dite en ressentant, en vous imprégnant des mots. Elle est lien entre la Terre et le Ciel, elle doit faire appel à votre Moi profond, connectez-vous à celui-ci et ressentez l'Univers en vous et autour de vous.
Que vos prières soient sincères et élan d'Amour.
Vos prières sont essentielles, elles sont des Rayons de Lumière, elles sont aide.

Soyez, enfants, Soyez !

Céolith (mon Ânge : Cléïa)

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Et si on méditait ?

Il est grand temps de rallumer les étoiles.
.Guillaume Apollinaire.


Celui qui désire, espère et croit en lui même,
celui là est heureux de voir
les autres espérer et croire
.Robert Wagner.


Rien n'est plus urgent que d'aimer.
.Jacques Attali.






océan de lumière


Envolées Du Coeur

13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 13:41





Grand-mère ! dit le petit garçon, apprends-moi des mots neufs. Des mots encore plus beaux que ceux d'hier, plus beaux que ka-léi-dos-co-pe, plus rigolos que ceux qui font des bruits comme cla-po-tis, chu-cho-te-ments… Encore, grand-mère, encore ! La vieille femme sourit. Le temps est venu, se dit-elle. Il est prêt !

Oui, j'ai un beau mot pour toi. Je vais t'aider à le trouver…

Oh ! oui, j'adore les devinettes, dit l'enfant en sautillant.

Voilà. C'est un mot qui contient les plus belles valeurs du monde…Un mot qui est présent en toi et tout autour de toi si tu sais le ressentir.

C'est facile ! c'est…la Vie ! Ce qui est présent en moi et tout autour de moi, c'est la Vie !

Oui bien sûr, il y a de la vie dans ce mot, d'abord de la vie. De la vie vivante, toute joyeuse. De celle qui chante dans tes oreilles chaque matin, avant même que tu ouvres les yeux. Un élan de vie qui te fait dire en regardant le ciel chaque jour : Merci pour ce bleu. Tant mieux pour cette pluie, la terre a soif. Quel vent ce matin ! ça nettoie tout le ciel, mais fermez un peu les portes en haut, ça fait courant d'air ! Un mot qui peut dire l'élan, la fougue, l'enthousiasme. Imagine-toi grimpant vers le haut d'une colline. Tu es presque au sommet, c'est tout clair, c'est tout rond d'herbe verte. Tu marches, il y a l'air vif qui souffle à tes oreilles, tout autour s'étend à perte de vue l'immensité du paysage. C'est tellement beau que tu en as le souffle coupé. Ton cœur déborde presque. Tu te sens fort, grand et petit en même temps, léger comme un oiseau, tu te sens aussi libre que le vent. Tiens, tu pourrais t'envoler, être le vent toi-même…

C'est le bonheur, grand-mère ?

Il y a du bonheur dans le mot, oui, mais cherche encore… Quand tu mets du bon dans tout ce que tu fais, quand tu sais ouvrir tes yeux pas seulement pour voir, mais pour regarder, alors tu peux t'émerveiller de tout et d'un rien, du gazouillis d'une mésange, d'un sourire reçu, de la force du brin d'herbe qui pousse dru dans le bitume du trottoir, de la lumière d'or des étoiles. Quand une fleur devient le plus beau des bouquets du monde, que ton regard se fait caresse pour dire en silence toute ton émotion, quand tu accueilles les bras qui t'aiment et que tu est si plein de désir et d'amour que tu rayonnes comme un soleil…

J'ai trouvé, j'ai trouvé, c'est Soleil d'Amour ! C'est un petit nom que tu me donnais, grand-mère, quand j'étais petit !

Oui, tu es ce soleil-là et il y a de l'amour dans ce mot, mais cherche encore, cherche… C'est un mot qui te dit aussi d'avoir du courage, même quand il y a du gris dans ta vie. Un mot lucide qui n'exclut pas les peines et les difficultés. Un de ceux qui te permettra aussi de trouver toi-même dans chaque évènement difficile, le petit bout de ciel bleu, l'infime lumière qui te redonnera confiance en toi, et surtout en la vie qui est en toi.

C'est l'espérance !

Tu y es presque, continue, continue… Un mot qui contient la Vie, la Joie, l'Enthousiasme, la Tendresse des petits bonheurs, le Courage, le Désir, l'Amour, la Confiance, l'Espérance !

Il existe, grand-mère, ce mot qui dit tout ça à lui tout seul ?

Oui, mon petit… C'est le mot Vivance. C'est la Vivance dans la vie !

C'est un joli mot Vivance, grand-mère !

Murmure-le, écoute-le… Tu l'entends rire dès que tu le prononces…

Vivance !

C'est un mot précieux, tu sais…

Un mot près-des-cieux ?

Oui, dit-elle en souriant. Il vient certainement du ciel, peut-être même du pré-des-cieux… C'est un mot si précieux qu'il est mon héritage pour toi ! C'est qu'il me vient de loin, tu sais, de mon enfance, de ma maman à moi, de mon histoire… Il vient de toute ma lignée et je te l'offre aujourd'hui car le temps est venu… Cette Vivance, elle est la force vive qui donnera plus de vie à ta vie. Je la dépose en toi comme une graine pour qu'elle germe, qu'elle éclose, qu'elle resplendisse, qu'elle fructifie, afin qu'un jour toi aussi tu puisses à ton tour la transmettre à d'autres, à ceux que tu aimeras, que tu aideras, que tu accompagneras… Ouvre la bouche, tire la langue, ferme les yeux, mon petit Soleil d'Amour…Et…hop ! dit la grand-mère, en riant, la graine de Vivance est en toi ! N'oublie pas, c'est pour toute ta vie. La Vivance de la vie, c'est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta propre vie.

Jacques Salomé, « Contes à aimer, Contes à s'aimer »






Dans ce pays-là, les femmes avaient toutes ou presque toutes le souci d'un corps mince, ou du moins croyaient-elles en avoir le souci. Très tôt dans leur vie, on leur avait laissé croire qu'il leur fallait un corps élancé, sans excédent de formes et de poids.

Dans ce pays-là, les hommes étaient plus sensibles aux corps des femmes qu'à leur regard, plus touchés par leur forme que par leur écoute et bien plus attirés par leur présentation que par leur amour.

Celà bien sûr n'existait sur cette planète que dans ce lointain pays-là.

Dans ce pays-là donc, comme vous le sentez bien, régnait le terrorisme des kilos . Une guerre à mort sévissait avec violence chez la plupart des femmes, non pas entre elles, mais à l'intérieur de chacune d'elles.
Guerre sans merci, pour avoir du plus là et là et encore un peu ici. Guerre sans pitié pour avoir du moins, là surtout et encore un peu moins ici.

Parfois, il arrivait à certaines d'être dépassées par leur propre volume, de se sentir envahies, dépossédées même, par des kilos en trop, mal répartis.
D'autres encore éprouvaient une véritable haine pour ces kilos trop voyants, du mépris et du rejet pour ces plis, cette graisse insolente. Il y avait en elles une violence terrible contre la lourdeur ou la mollesse de leur fesses, de leur ventre, de leur poitrine.

Le territoire favori de toute cette haine, de toute cette violence, dans ce pays-là, était les salles de bains, les chambres à coucher, les lieux d'intimité, et bien sûr la table en était le champ de combat privilégié !

Un jour de printemps, dans ce pays-là, une femme décida d'écouter son corps.
- Je ne veux plus passer ma vie à maigrir debout. Je ne veux plus consommer le meilleur de mes énergies pour la peur de manger trop ou pas assez. Je ne veux plus passer des heures vitales à me sentir coupable d'avoir pas assez ou trop, à me sentir redevable de tout. Je ne veux plus passer l'essentiel de mes jours à me demander “pourquoi” je matraque mon corps par tous ces excès de nourriture, de mal-être, dans un sens ou dans l'autre…

Un autre jour, elle entendit un poète énoncer une phrase simple qui l'éveilla :
- J'ai mis longtemps à découvrir que je pouvais soit nourrir ma vie, soit continuer à la consommer. Je préfère pour ma part la nourrir, ajoutait le poète, en arrêtant de la consommer.

Cette phrase la poursuivit plusieurs jours encore, avant qu'elle ne se l'attribue et en prolonge le sens.
- Mais oui, je passe tellement de temps et d'énergie à nourrir mon corps et je ne sais même pas comment nourrir ma vie !

Elle avait enfin compris qu'il n'était plus nécessaire de nourrir son corps pour survivre, pour faire le poids. Qu'il n'était plus souhaitable de faire outrage à son corps, qu'il n'était pas indispensable d'avoir à son égard honte, colère et tristesse.
Qu'elle pouvait croquer sa vie à pleines dents, sans que son corps se sente obligé de faire contrepoids.
qu'elle pouvait consommer du bonheur, le bonheur d'être entière et vivante.

Le soir-même, elle invita sa propre Vie à sa table.
- Ma vie je t'invite, ce soir tu es mon invitée d'honneur.

Elle mit sa plus belle nappe, deux assiettes, deux couverts, deux verres, deux bougies et prépara un excellent repas.
Elle servit l'assiette de sa Vie en premier, délicatement, en choisissant les morceaux, en soignant la présentation, puis elle jeta à son habitude la nourriture dans son assiette à elle, l'assiette de son corps…
Elle prit sa fourchette, piqua, ouvrit la bouche… allait enfourner le tout… quand elle se ressaisit et mangea en entier, avec plaisir, l'assiette… de sa Vie.
A partir de cette expérience, tout se transforma dans son existence.
Elle sut qu'elle pouvait nourrir sa Vie de mille stimulations, de millions d'inventions, et cela avec créativité et tendresse. Avec une infinitude de petites attentions, de gestes et de regards respectueux pour le compagnon le plus fidèle de son existence, son propre corps.

Elle découvrit qu'elle savait nourrir ce corps de vie, plutôt que d'angoisses et de chagrins.

Elle inventa même une expression bien à elle :
- Se faire chaque jour plaisir et tendresse à sa Vie.
Elle confia à ses amis :
- Je ne pouvait plus continuer à passer ma vie à grossir debout.
Aujourd'hui je vis ma vie sans la consommer, je vis mon existence en lui donnant… vie.

Jacques Salomé


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Published by Cléïa - dans couleurs d'Esprit
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commentaires

Patou 15/10/2009 21:25


Bonsoir Cleia
je viens de lire ton dernier article, je ne comprends pas tout ... mais si tu veux m'en parler et rester en contact ...je suis là , tu as mon mail
bisous , Patou


Dulce 14/10/2009 21:34


J'aime beaucoup cet auteur... Je n'ai pas tout lu de lui, mais petit à petit...
Il m'a un peu sauvée, il y a 3 ans, je dois le dire !
Merci de publier ce magnifique conte dans ma communauté...
J'en profite pour te souhaiter la bienvenue dans ma communauté "psychologies Jacques Salomé"... merci de ta confiance !


Patou 13/10/2009 21:29


bonsoir ma Cleia
que j'aime ces écrits de Salome ...
je trouve enfin un ptit moment plus calme pour te faire une petite visite, j'espère que tu vas bien
belle soirée et douce nuit
bisous, Patou


Cléïa 14/10/2009 07:59


bonjour Ma Patou,

Oui ce Monsieur, a des écrits qui portent énormément, j'affectionne beaucoup.
Une très belle journée à toi, un peu plus calme
Bisous .


dine 13/10/2009 14:40


J'ai découvert Jacques Salomé il y a un petit plus d'un an par l'intermédiaire de blogs et sans le savoir ma belle soeur m'a offert sonlivre qu'elle avait chez elle (Contes à Guérir, Contes à
Grandir), comme quoi il n'y a pas de hasard dans la vie. Merci de cette lecture de ce livre que je ne connaissais pas par contre. Bises


Cléïa 14/10/2009 08:04


Celà doit faire aussi à peu près un an, qu'un des ses livres s'est "imposé" à moi, dans un moment ou il a pu m'apporter des réponses à des maux, alors moi aussi je pense qu'il n'y a pas de hasard,
seulement des signes.
Merci à toi d'avoir apprécier cette lecture.
Bisoussss