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L'Onde de
Cléïa
Je vous souhaite une agréable promenade dans ce modeste lieu.
Mon oasis, qui m'aide à lâcher prise , à grandir, à avancer du moins.
Les images qui accompagnent les textes, sont des images qui m'ont touchée, elle ne m'appartiennent pas.
Lorsque j'ai gardé le lien , je le mets, mais parfois je ne l'ai pas ou plus...
Donc si certaines images vous appartiennent, contactez moi, et selon votre désir, le lien sera mis, ou l'image retirée.
Merci à vous, pour votre compréhension.
La prière est une grande force. Au plus elle vient de votre âme et de votre coeur, au plus elle aura d'impact. Une prière
ne doit pas être un texte appris par coeur. Elle doit être dite en ressentant, en vous imprégnant des mots. Elle est lien entre la Terre et le Ciel, elle doit faire appel à votre Moi profond,
connectez-vous à celui-ci et ressentez l'Univers en vous et autour de vous.
Que vos prières soient sincères et élan d'Amour.
Vos prières sont essentielles, elles sont des Rayons de Lumière, elles sont aide.
Soyez, enfants, Soyez !
Céolith (mon Ânge : Cléïa)
Il est
grand temps de rallumer les étoiles.
.Guillaume Apollinaire.
Celui qui désire, espère
et croit en lui même,
celui là est heureux de voir
les autres espérer et croire
.Robert Wagner.
Rien n'est plus urgent que d'aimer.
.Jacques Attali.
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Tandis que les bourreaux du roi Hérode, féroces et tout couverts de sang, fouillaient la région de Bethléem pour égorger les petits enfants, Marie se sauvait à travers les montagnes de Judée,
serrant le nouveau-né sur son cœur tremblant. Joseph courait à l'avant lorsqu'ils apercevaient un village, pour y demander l'hospitalité ou même un peu d'eau pour baigner le petit. Hélas, les
gens étaient ainsi faits, dans ce pays si triste, que personne ne voulait rien donner, ni eau, ni abri, pas même une bonne parole.
Or, tandis que la pauvre mère se trouvait ainsi seule, assise au bord du chemin pour allaiter le petit, tandis que son époux menait l'âne à boire à un puits communal, ne voilà-t-il pas que des cris se firent entendre à peu de distance. En même temps, le sol trembla sous le galop des chevaux approchants.
- Les soldats d'Hérode !
Où se réfugier ? Pas la moindre grotte, ni le plus petit palmier.
Il n'y avait près de Marie qu'un buisson où une rose s'ouvrait.
"Rose, belle rose, supplia la pauvre mère, épanouis-toi bien et cache de tes pétales cet enfant que l'on veut faire mourir, et sa pauvre mère à demi morte."
La rose, en fronçant le bouton pointu qui lui servait de nez, répondit :
" Passe vite ton chemin, jeune femme, car les bourreaux en m'effleurant pourraient me ternir. Vois la giroflée, tout près d'ici. Dis-lui de t'abriter. Elle a assez de fleurs pour te
dissimuler.
- Giroflée, giroflée gentille, supplia la fugitive, épanouis-toi bien pour cacher de ton massif cet enfant condamné à mort et sa maman épuisée."
La giroflée, tout en secouant les petites têtes de son bouquet, refusa sans même s'expliquer :
"Va, passe ton chemin, pauvresse. Je n'ai pas le temps de t'écouter. Je suis trop occupée à partout me fleurir. Va voir la sauge, tout près d'ci. Elle n'a rien d'autre à faire que la
charité.
- Ah ! Sauge, bonne sauge, supplia la malheureuse femme, épanouis-toi pour cacher de tes feuilles cet innocent dont on veut la vie et sa mère, à demi morte de faim, de fatigue et de peur."
Alors tant et si bien s'épanouit la bonne sauge qu'elle couvrit tout le terrain et de ses feuilles de velours fit un dais, où s'abritèrent l'Enfant Dieu et sa
mère.
Sur le chemin, les bourreaux passèrent sans rien voir. Au bruit de leurs pas, Marie frissonnait d'épouvante, mais le petit, caressé par les feuilles, souriait. Puis, comme ils étaient venus, les
soldats s'en allèrent.
Quand ils furent partis, Marie et Jésus sortirent de leur refuge vert et fleuri.
" Sauge, sauge sainte, à toi grand merci. Je te bénis pour ton bon geste dont tous désormais se souviendront."
Lorsque Joseph les retrouva, il avait de la peine à soutenir le train de l'âne tout ragaillardi par une vaste platée d'orge qu'un brave homme lui avait
donnée.
Marie remonta sur la bête en serrant contre elle son enfant sauvé. Et Michel, l'archange de Dieu, descendit des hauteurs du ciel pour leur tenir compagnie et leur indiquer le plus court chemin
par lequel se rendre en Égypte, tout doucement, à petites journées.
C'est depuis ce temps-là que la rose a des épines, la giroflée des fleurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes :
Comme l'on dit en Provence :
«Celui qui n'a pas recours à la sauge
Ne se souvient pas de la Vierge.»
Joseph Roumanille (repris par M. Toussaint-Samat) Légendes et récits du temps de Noël.
lien du texte : http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Noel/franc/noel.htm


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